Je traverse ma période "expérimentation" la peinture sur porcelaine est extraordinaire, il y a tellement de techniques différentes, de chemins à explorer, de produits différents, si l'on est curieuse, et que l'on veut avancer, c'est un bonheur.

Dans mon post précédent je vous montre un essai de pose de feuille d'or, avant cuisson, voici le résultat:

   Plus rien, envolé! Je crois savoir pourquoi: il est préconisé une cuisson à 650°, et il a cuit à 850°, il n'a pas résisté. J'ai fait un deuxième essai, parti en cuisson, je vous montrerai le résultat.

2ème essai: incrustation de perle de verre

Ratage ou réussite? pour moi ratage, mais les personnes qui l'ont vu ont beaucoup aimé, et m'ont dit que si j'avais voulu le faire exprès, je n'aurai pas réussi. çà c'est sûr!

                                 

Putoisage de 4 pourpres différents, bande d'or mat et effet froissé. Et une perle! En réalité, c'est une coquille saint Jacques  génétiquement modifiée, les huîtres ne suffisant plus à la demande.

Là encore, je sais ce qui c'est passé, je n'ai pas utilisé le bon produit pour enchasser la perle (du blanc fixe légèrement coloré de pourpre au lieu de i-relief), volontairement, je voulais comprendre, eh bien j'ai compris! De plus la perle n'était pas assez profondément enchassée, cuisson à 850°, peut-être trop, le verre a fondu et coulé. L'or, lui, a très bien résisté!

Quand on connait la cause on peut réparer ses erreurs...n'empêche, le verre a craquelé , et le résultat n'est pas si vilain! Allez, on va dire que c'est exprès, ce sont les nouvelles formes de perles, très contemporaines, ou alors c'est un mystère de la génétique...

3ème essai: la peinture éclatée

Alors là! cette technique me paraissait -relativement- abordable, et j'aime le résultat, mais une longue, longue série de ratages que je n'ai pas photographié. En réalité, c'est très technique, il faut bien doser la couleur, et le médium. Suite à une conversation ce matin, j'ai décidé de m'y remettre, j'avais abandonné, et là, miracle!

J'ai putoisé (fort mal, mais çà n'a pas d'importance) mon carreau de faïence en bleu outremer et huile molle en couche très fine puis j'ai fait un 1er essai avec mon vaporisateur d'eau de toilette, (une idée trouvée dans le livre de Véronique Rigaud) elle contient de l'alcool qui en projection fait éclater la peinture, total ratage, de près, de loin, rien à faire, la peinture n'éclate pas, le pourcentage d'alcool n'est peut-être pas assez important   ceci dit, çà sent bon chez moi pour un moment!

Je fais un deuxième essai en prenant une goutte d'alcool avec un cure-dent, et là, miracle! pourtant j'avais déjà essayé moult fois, allez comprendre... ce n'est pas parfait, mais çà marche, enfin! Pour être tout à fait rassurée, je fais un 3ème essai avec une pointe en caoutchouc, je voulais un éclatement plus important. Mais le résultat est le même. Sous le trait, j'ai essayé avec une plume, en remplissant son réservoir, pas mieux, mais beaucoup plus rapide.

Bon je vous l'accorde, vu comme çà, ce n'est pas terrible, et il faut que je m'entraine, n'empêche, j'ai bien avancé! Et il faut l'imaginer en situation, d'ailleurs j'ai une idée...

C'est curieux comme effet, non?

Allez, j'arrête de vous ennuyer. Au prochain épisode: essai de tressaillage et essai de simili-incrustation, les deux sont en attente de cuisson.